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Mardi 17 février 2009

L’Université de Bourgogne bénéficie d’un centre culturel dynamique, l’atheneum, situé au cœur du campus. Espace de création, d’expérimentation, de diffusion et de débat, il propose à l’étudiant, mais aussi au public extérieur, une sensibilisation à l’art et à la culture. Rencontre avec Christiane Geoffroy, artiste-plasticienne qui fait l’actualité…

 

Vous êtes en résidence à l’atheneum depuis septembre 2008 et ce jusqu’en 2010. En quoi cela consiste-t-il ?


Mes propositions artistiques s’imprègnent de rencontres avec des professeurs-chercheurs. Ce n’est pas un travail fictionnel, dans le sens où j’utilise le médium artistique pour questionner la recherche contemporaine. Je travaille essentiellement autour du vivant, et sur la façon dont les avancées scientifiques peuvent modifier la perception que l’on en a. Actuellement, je mène sur le campus un travail avec le philosophe Pierre Ancet, auteur de Phénoménologie des corps monstrueux.

 

Quelles sont les relations que vous établissez avec les étudiants lors de cette résidence ?


Je voue une grande importance à la transmission dans mon travail artistique mais aussi en enseignant : on m’a beaucoup appris et c’est une préoccupation, en tant que femme, de transmettre à mon tour. Aussi, je vais dispenser des ateliers auprès d’étudiants. L’objectif étant de les amener, à partir de thématiques, à réaliser une production plastique. Un accrochage de leurs travaux sera proposé le 9 avril, à partir de 18h30, à l’atheneum.

Par ailleurs, j’ai réalisé un échange intéressant avec Pierre Ancet, auprès de ses étudiants et à l’université pour tous, autour de la question de l’éthique, lui apportant le regard du philosophe, moi celui de l’artiste-plasticienne.

 

Parlez-nous maintenant de votre actualité, l’exposition « ethics & ? », visible jusqu’au 26 mars à l’atheneum.


Cette exposition est centrée sur le clonage et questionne la reproduction et la généalogie de demain. Elevée au sein d’une ferme, où l’insémination artificielle en était à ses débuts, j’ai été très tôt préoccupée par ce sujet. L’intérêt de présenter ce travail sur un campus universitaire est que cette thématique est transversale et touche ainsi un large public d’étudiants. Elle concerne aussi bien la philosophie que la biologie, le droit ou encore l’anthropologie.

 

Avec quels matériaux travaillez-vous ?


Pour l’exposition « ethics & ? », j’ai articulé des médiums classiques de l’art, tels que le papier, le crayon, la photographie, avec des outils plus contemporains comme les logiciels Photoshop et Flash, l’impression numérique, l’animation et la projection vidéo. Je propose également une œuvre in situ, c’est-à-dire réalisée sur le lieu même de l’exposition : des mots dessinés sur un mur avec du graphite, matériau fossile qui a suivi le cours de l’humanité, mais également d’une grande fragilité. Ce travail invite à réfléchir au clonage, tout en posant la question de soi et de l’autre.

 

Quels autres rendez-vous permettront au public de vous rencontrer lors de cette résidence ?


Une autre exposition suivra, début 2010, toujours autour des sciences de la vie, et certainement enrichie des rencontres que j’aurai établi en 2009 avec les enseignants-chercheurs de l’université.

Et plus proche de nous, j’animerai une conférence le mercredi 11 février à 11h à l’école des Beaux-arts de Dijon (3 rue Michelet).

 

Exposition « ethics & ? » à découvrir à l’atheneum, jusqu’au 26 mars et geo-genetic à la BU Sciences et Economie (entrée libre).
http://atheneum.u-bourgogne.fr / http://www.christianegeoffroy.com
Par étudiants MASCI 2 - Publié dans : Culture
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Mardi 17 février 2009

La validité un peu effrayante des scénarios qui s'esquissent en matière de prospective environnementale, n'aurait sans doute pas suffi à modifier leur réception dans les différentes opinions publiques, si le message des écologistes n'avait été profondément modifié dans sa forme.
La sensibilisation récente à la cause écologiste, doit en effet beaucoup, au remaniement du message et de ses supports.


De manière évidente, une révolution s'est d'abord opérée dans le mode d'approche.
      

Dans les années 1990, Nicolas Hulot avec l'émission Ushuaia, et Yann Arthus Bertrand avec La Terre vue du Ciel, ont été en France, les initiateurs d'un discours militant qui ne passait plus par cette méthodologie scolaire consistant à affirmer sur un ton dramatique une thèse catastrophiste, et impliquant des changements radicaux, doublés d'une  ascèse consumériste.

Occultant tous les deux, le volet analytique, dogmatique, verbal, de la réflexion, ils ont proposé, chacun avec leurs outils - le reportage télévisé pour le premier, la photographie pour le second - une approche émotionnelle, artistique, fondée sur l'image.

L'album du photographe a connu un succès international, ses clichés sont repris sur de multiples supports, ils furent même l'objet d'un film projeté au cinéma.

       

Aujourd'hui, Yann Arthus Bertrand explicite et théorise désormais sa démarche, mais cette  manière originale, à l'époque, de donner à voir, à éprouver, puis éventuellement, à réfléchir, de manière individuelle et libre, a été capitale dans le phénomène de sensibilisation à la cause écologiste.

Où l'écologie classique continuait le LEARN - DO - FEEL d'une pédagogie rébarbative, Yann Arthus Bertrand et Nicolas Hulot, initient un : FEEL - LEARN... DO if you want it,  qui rencontre l'adhésion du public occidental individualiste et jouisseur.


L'autre nouveauté, nous venons de l'évoquer en creux, est dans les supports de communication.

Même si les actions coup de poing façon Greenpeace ou faucheurs d'OGM restent un des leviers de la communication écologiste, le recours aux canaux audiovisuels a permis de toucher, sur un mode plus apaisé, plus attractif et donc plus large, des cibles nouvelles.

Un phénomène, qui va décupler l'audience des thèses écologistes.

Quand Eric Schlosser avait publié son livre enquête Fast Food Nation : the dark side of the all american meal, en 2001, il était passé presque inaperçu en Europe. Mais quand, en 2006, il est porté à l'écran, il devient un phénomène de société, qui alerte les omnivores que nous sommes sur les dangers que l'industrie agro-alimentaire fait courir à notre santé, et il fait vaciller la maison Mac Donald.

We feed the world, sorti en France en 2007, en même temps que Le monde selon Monsanto, l'enquête de Marie-Monique Robin, diffusés en salles, puis en DVD vont, non seulement donner une large visibilité aux problèmes évoqués, mais aussi donner le temps aux idées de se diffuser.

Al Gore en obtenant en 2006 le prix Nobel de la Paix grâce au film  An inconvenient truth, a bien évidemment largement contribué à convaincre de l'efficacité de ce média, puisque grâce à cette distinction, il donnait une publicité mondiale,  et une caution prestigieuse à la cause environnementale.

Bien sûr, il y avait eu déjà de grands films où l'argument écologique était sensible (Gorilles dans la brume, Out of Africa..) mais il s'agissait toujours d'un second plan, d'un décor à l'argument narratif, pas comme nous le voyons dorénavant, du cœur du film, et de la motivation première des spectateurs qui achètent leur billet...


Un succès qu'exploite de plus en plus largement la télévision dans de multiples formats, comme ce programme proposé par France 5 sous le titre Les Report Terre .

L'apparence d'une émission de télé-réalité classique, à ceci près que par l'intermédiaire des 10 candidats sélectionnés, elle offre au téléspectateur, un tour de l'Europe des initiatives écologiques les plus créatives.

Se voulant un programme de divertissement et d'éducation, optimiste et joyeux, à destination d'un large public, elle mélange le concept du road movie d'aventure et la pédagogie, faisant alterner reportage, interview et commentaires en plateau. On a ainsi pu y voir entre autres actions, comment la municipalité d'une ville d'Allemagne avait opté pour une démarche contraignante de développement de panneaux photovoltaïques ; ou comment un groupe de passionnés avait redonné vie à un petit village d'Italie, rénové selon des techniques à la fois traditionnelles et très novatrices, devenant ainsi une destination touristique prisée, ou encore comment en Hollande, on a solutionné d'un seul coup de création astucieuse : pénurie d'habitat et recyclage des containers ...

De quoi bousculer les stéréotypes et donner des idées aux sceptiques ...


Et le public en redemande !





Par étudiants MASCI 2 - Publié dans : Etude de cas
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Dimanche 1 février 2009

Avec La terre vue du Ciel, Yann Arthus-Bertrand a initié une démarche militante d'un genre et d'une résonnance nouvelle.

Sillonnant la planète en pointant son objectif en surplomb, il a su rendre palpable à des millions d'individus dans le monde, l'extraordinaire beauté de notre environnement, et il a ainsi œuvré plus sûrement pour la cause de l'écologie que les discours abstraits ou moralisateurs des leaders politiques et associatifs engagés dans cette lutte.

Aujourd'hui il revient, avec une exposition au Grand Palais, à Paris, intitulée 6 milliards d'Autres.


Un nouveau projet d'envergure, lancé en 2003, avec toujours ce même objectif : réveiller notre capacité à l'émotion, face à ce qui nous entoure. Mais cette fois l'objectif se centre sur des visages,  rencontrés durant 4 ans, dans 75 pays. Hommes, femmes, jeunes, vieux, notables ou misérables, artistes, intellectuels ou analphabètes, ils répondent avec leurs mots aux 40 questions élaborées par l'équipe de Yann Arthus-Bertrand.

5000 visages, comme une gigantesque mosaïque d'expériences, d'émotions, de larmes et de rires, qui viennent à la rencontre des spectateurs pour un partage dense et vrai, dont on ressort bouleversé.

« Un voyage au cœur de notre humanité, pour réfléchir ensemble à la diversité humaine et culturelle » annonce la plaquette distribuée  l'entrée.

Sous la grande nef, héritée de l'exposition universelle de 1900, les yourtes regroupées par thèmes, invitent dans leur obscurité chaude, les visiteurs à s'assembler autour de l'écran où des visages venus de loin, ou de tout près, leur parlent de leurs « peurs », leurs « premiers souvenirs », du « bonheur », de « la vie après la mort » ou de l'  « amour ». Alors qu'on entend la tempête au dehors, serrés les uns contre les autres,  ceux de la yourtes sont étrangement proches, ils sourient ensemble, rient, ont les yeux humides, un peu gênés, mais heureux soudain d'appartenir à cette innombrable famille humaine, où tous sont différents, mais tous semblables...


Pour l'heure,  après avoir été en partie diffusée sur France 5, après avoir été éditée sous la forme d'un bel album, c'est une exposition qui fait la part belle à l'expérienciel, jusqu'au 12 février à Paris,   elle ira ensuite visiter d'autres capitales...  Parallèlement, l'aventure se poursuit, et chacun peut ajouter sa voix, via le site internet, ou son visage, via le studio d'enregistrement installé au cœur de l'installation.


Une parenthèse heureuse et belle,  dans un monde qu'on s'obstine à ne peindre trop souvent qu'en couleurs sombres.



Par étudiants MASCI 2 - Publié dans : Etude de cas
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Lundi 26 janvier 2009
A la question du jour, "Est ce qu'un jeu vidéo peu être viral?", ma réponse est OUI !

Avec l'apparition des nouvelles consoles, des nouveaux concepts de jeux et d'interactivité, quoi de plus normal que de voir leur communication avancer au même titre. Aujourd'hui, on ne parlera pas de 3ème guerre mondiale, ni de conquêtes de l'espace, ou de vilains terroristes à contrer. Non, aujourd'hui on parlera de nos lapins préférés, les LAPINS CRETINS !!

Les Lapins crétins sont toute une série de jeux vidéos ayant commencée avec "Rayman et l'attaque des Lapins Crétins" dans lesquels il est, pour une fois, permis de torturer de (mignons?) petits lapins... complètement décérébrés, heureusement pour nous. C'est d'ailleurs un des rares jeux ou le héros (rayman) se fait évincé. On ne parle plus que de nos lapinous adorés !

La série avait commencé avec les spots pub qui ont fait leur p'tit bonhomme de buzz, et une série de vidéos sur Internet ont suivie, mettant toujours en scène les lapins qui font bwaaaaah par la Rayman Production (Ubisoft). Le succès est au rendez vous, et pour le faire durer, on fait des vidéos exclusives avec nos machines à buzz canadiennes, les Têtes à claques. C'est assez efficace... environ 5 minutes plié en deux sur mon canapé :)  




Allez, c'est tellement bon, je vous met une petite compile, vous jugerez de cette force de buzz !











Source : my-universe2.0.over-blog.com
Par -My- - Publié dans : Actu com'
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Lundi 26 janvier 2009
En me baladant sur le web je suis tombé sur la nouvelle "commercial" de Absolut. Une pure merveille d'effets spéciaux, je vous laisse juger par vous même.

 
Par -My- - Publié dans : Le coin des curieux
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